« Le cuisinier », lecture du WeekEnd.

Reviens un peu à tes moutons, Cocotte. Cocotte c’est moi, quand je me morigène.

Alors, en dehors de faire à manger, le ménage, houspiller, ou encore de ne rien faire, je lis. L’autre jour à la BU, non, c’est pas vrai, je ne vais plus à la BU depuis longtemps, si ça se trouve on ne dit même plus ça, et puis on dit médiathèque aussi, donc, l’autre jour, je suis tombée sur ce livre-là.

Martin Suter, « le cuisinier », éditions Christian Bourgeois.

Ca tombe pile poil dans le sujet, tu ne trouves pas?

Je l’ai commencé hier, fini ce matin, pas mal le bouquin. Imagine: un jeune réfugié dans un riche pays, faisant la plonge dans un restaurant gastronomique. Sauf que le jeune réfugié en sait plus sur l’art culinaire que les chefs qui l’entourent, ou plus exactement, il maîtrise la « science » ayurvédique, et s’en sert en même temps que la cuisine moléculaire pour des expériences qui lui feraient retrouver les parfums de son enfance.

L’action se passe au début de la crise monétaire mondiale (celle de maintenant, pas celle de 29), et au moment où le pays natal du héros est en guerre civile.

Un jour, Maravan crée un dîner aphrodisiaque pour sa collègue…c’est là que j’adore la cuisine tu vois, la chimie des odeurs et des parfums, la volupté des textures, les contrastes, les unions inattendues, les sensations nouvelles et cachées…

Bref.

Facile à lire, je trouve quand même qu’il manque un peu de « piquant » vu le sujet, mais l’art de la sensualité culinaire ne doit pas être facile à décrire, n’est-ce pas? Des personnages qui auraient mérités d’être plus approfondis (mais c’est subjectif, j’aime bien les romans où les protagonistes ont une âme) il effleure, alors que j’aurais voulu qu’il effeuille. Je ne me suis, néanmoins,  pas ennuyée à cette lecture, imaginant bien, avec sa justesse de description, ce qui pouvait se trouver dans l’assiette du love-food.

C’est fou tout ce qu’on peut faire en cuisine.

Bon, ça ouvre l’appétit tout ça, si j’allais manger du chocolat?

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Pommes à la Feuille d’Automne#2

Je suis en train de finir un livre qui parfois m’a fait frémir.

Ca se passe en Chine il y a longtemps. « Fleur de Neige », Lisa See.
Bon, c’est joli, c’est poétique, « Fleur de Neige » ou « Fleur de lis » ou « Branche de Saule »…
Mais j’ai tout mon être, toutes mes dents, tous mes poils qui se sont mis à grincer, frissonner, se hérisser à l’évocation du bandage des pieds des jeunes filles…jeunes, oui, 7 ans…c’est écrit, décrit, sans jugement, comme un fait, comme cela se passait, avec le ressenti, le respect des traditions, de la culture…très très intéressant, très instructif. Un roman documenté, jamais ennuyeux, en fait je ne l’ai pas lâché en quelques jours/nuits…
Mais quand même, il faut s’en remettre.
Et puis je suis influençable…

Pommes à la Feuille d’Automne, n’est ce pas très Chine XIXème?

Je ne suis pas encore une « femme assise au calme », une veuve dont la mort n’a pas encore voulu. Non, je suis dans mes années de « riz et de sel » (maman, belle fille, fille de, et épouse de)
Je n’ai pas les pieds bandés, non, ils sont « géants » et ils me permettent de courir partout, loin de la dignité des petits pas faits par les pieds en forme de fleur de lys, symbole de beauté suprême.
Quand il est l’heure du goûter et que je n’ai même pas encore fait de pain, que le frigo est quasi vide (on est dimanche), je dois réfléchir un peu. A défaut d’avoir une tête…
Oh, tiens, les feuilles de brick qui sont au frais depuis 3 semaines…
Oh, chouette, les belles pommes du verger des parents de L.
Du sucre, du beurre, un pinceau…
Me voilà prête à calligraphier au beurre sur la feuille, à l’aide de mon pinceau.

Il y avait pour 6 goûteurs:
1 grosse pomme/ 1 poire/ 30+100g de sucre/ 3 càs d’eau/ 3 feuilles de brick/ 30 g de beurre.

Éplucher la pomme, la trancher en 6 tranches de 0.5 cm .
Idem pour la poire.
Mettre le beurre dans la poêle, faire fondre et réserver, pour le badigeon des feuilles…
Poser les tranches de pommes à plat dans la poêle, sur le reste de beurre, saupoudrer des 30g de sucre et faire caraméliser.

Mettre les 100 g de sucre avec les 3 càs d’eau dans une petite casserole pour former le caramel. Ne pas mélanger, laisser les bulles se former, attendre que la couleur corresponde à ce que vous souhaitez comme caramel, sachant qu’une fois qu’il commence à blondir, le brun n’est pas bien loin…

Si vous vous posez la question de savoir comment « récupérer » une casserole avec du caramel durci, il suffit d’y verser de l’eau chaude et de faire refondre le caramel (en remettant à feu doux) qui se détachera seul des parois, sans que vous ayez besoin d’huile de coude.
Bref.

Pinceautez de beurre les feuilles de brick et taillez chacune en quatre triangles. (ou autre).

Posez les sur une feuille de cuisson et faites les préalablement dorer au four à 200 pendant 5 mn environ (surveiller en fait, parce que j’ai fait un peu au « nez »)

Sortez les, posez un triangle sur chacune des 6 assiettes, posez ensuite une tranche de pomme caramélisée à la poêle, puis une tranche de poire froide enfin un autre triangle.
En théorie votre caramel est prêt aussi, verser généreusement sur chacune des portions.

Je mentirais si je disais que les enfants ont adoré le caramel durci. Donc, faut que je trouve le moyen de faire refroidir le caramel et le garder liquide en même temps…
Mais nous, les « vieux », on s’est régalé…avec le caramel qui colle aux dents. Et la pomme qui fond. Et la poire froide.
Aucune dignité dans nos mmmchébon…

POmmes à la feuille d’automne#2 parce qu’il y a un #1 mais je n’arrive pas à l’afficher…et vous?

Jim, Nigel et tous les autres…et puis moi.(billet du mois).

Depuis quelques semaines, nous sommes capables de soigner n’importe quoi à la maison, des rhinites, bronchites, otites, trachéites, laryngites, à l’asthme, aux allergies…c’est simple, nous avons une pharmacie ambulante, les fonds de sirops des uns commençant le traitement des autres vu que le partage est une vertu qui s’applique aussi aux microbes.
Les nuits sont courtes, entrecoupées des toux asphyxiantes qui te font croire que la vie va s’arrêter là, tout de suite.
Alors, le matin, quand le soleil a bien voulu darder un rayon sur l’herbe verte du jardin, que la nuit reste marquée simplement sur le visage maternel et encore bienveillant (quoique, faudrait pas non plus lui demander midi à quatorze heures), le besoin de revenir à l’essentiel, aux choses simples, terrestres aussi bien que vivantes, me taraude l’esprit, me chatouillant les neurones jusqu’à trouver une solution efficace comme un bon livre.
Comme celui que j’ai commencé, sans me méfier, au détour d’un polar, mais sans préparation hop, immersion brute de décoffrage, alerte, émotions et sensations tout azimut.
Jim Harrisson, « Retour en Terre ».
On sait dès le début que c’est une histoire avec un mort. Seulement, ce mort là on apprend à le connaître, il nous raconte quelques petites choses de sa vie, ses croyances…Et tout à coup, on n’est plus dans l’Amérique de la télé, celle des fast food, ni des séries abrutissantes mais néanmoins addictives. Non, on est emportés par le souffle de la région des grands lacs, on ne sait plus à quelle époque on se situe, puisque, au fond, l’essentiel, c’est la racine. Et puis l’Amour. Et puis la Terre. Et puis…
A l’heure où je vous parle, je ne l’ai pas fini. Donald est mort pourtant, mais Cynthia est encore entre deux eaux, entre le passé et l’avenir… tiens, si je vous en mettais un bout?
(c’est Cynthia qui parle)

Je me suis allongée sur le canapé et j’ai pleuré pendant moins d’une minute, j’ai dit « Et merde! », je me suis levée et j’ai passé plusieurs heures à nettoyer la maison de fond en comble, allant jusqu’à laver le sol de la cuisine à quatre pattes, même si une femme de ménage devait venir le lendemain. J’ai pensé avec paresse qu’il n’y avait sans doute pas de réaction appropriée à la mort. La seule qui me semblait valable était une modeste astuce gastronomique, dont m’avait parlé une jeune italienne à l’université. On fait cuire trois oeufs dans une grande quantité d’huile d’olive préalablement chauffée au point de fumer. Puis on les mange avec un bon pain de campagne. Comme je n’en n’avais pas sous la main, j’ai mis un muffin anglais au grille pain. La mort s’est éloignée pendant dix minutes, après quoi…

Après quoi, je vous laisse continuer…
Oui, il y a des jours comme ça…
Et puis les bons livres sont aussi dans la cuisine. N.S. vous voyez?

Il se trouve que nous avions des Hôtes, dont la Dame avait un prénom très XIXème (enfin, l’idée que je me fais du XIXème…), Vivienne, aussi doux et chantant que l’accent des Grands Bretons outre atlantique quand ils parlent le français, sans avoir besoin de dire « de le  » ou « le » à la place de « là »…
Enfin bref, je m’essayais alors à traduire une autre recette d’avril de sieur Slater…avec toujours force dictionnaire et aller-retours vers l’ordinateur.
Les conversions m’ont, un temps, fait frémir…et puis en fait, c’était juste, je ne me suis pas trompée.

Le Bramley Apple Shortcake sans Bramley mais avec plein d’apple quand même, ouf!

Puisque j’avais sous la main une « vraie Anglaise », et que le Harraps séchait sur le « Bramley » je lui posais la question; il s’agit en fait d’une variété de pommes très acide, oui, ce qui expliquait tout ce sucre!

la « Pastry »: pâte sablée!
310g de beurre (demi sel toujours pour moi)/ 180g de turbinado sugar (bon, j’ai mis du sucre roux hein)/ 1 oeuf/ 625 g de farine T55/ 1 càc et quart de levure/ un fond de lait et de sucre cristal pour la fin/

La garniture:
1.2 kg de pommes acides (j’ai mis 1.5kg la deuxième fois)/ un demi citron pour son jus/ 50g de beurre/ et une bonne grosse càs de sucre cristal.

D’abord, tu places tout tes ingrédients en face de toi, ça t’évitera de chercher (y a plein de bols finalement dans une cuisine).
J’ai un robot et vu la quantité c’est souhaité, mais si on a de bons doigts ou une bonne poigne (ou un homme pas loin) c’est faisable aussi à la main.
J’ai mis le sucre avec le beurre en morceaux dans le grand bol du robot et avec la feuille j’ai tourné vitesse 2/3 pour amalgamer les deux en une pâte assez homogène, de façon à bien intégrer le sucre au beurre, ça doit être light et fluffy 😉
Tu ajoutes l’oeuf en tournant toujours et puis la farine petit à petit jusqu’à former une boule.
Là, je l’ai sortie du bol et je l’ai pétrie, laissant toute la fatigue des nuits blanches et l’inquiétude des toux inexpliquées, fuir en même temps que la pâte s’assouplit et devient moelleuse. Ne jamais rechigner devant un travail manuel constructif quand on n’en peut plus, ça délasse.
Tu as un moule assez large et peu profond, tu l’apprêtes s’il n’est pas en silicone (j’ai utilisé un moule à tarte silicone de 28 cm de diamètre, mais un peu plus petit et un peu plus haut ça doit être bien aussi)
Tu découpes ta pâte en deux, tu étales un morceau en un disque aussi large que le fond plus les bords de ton moule. Il sera assez épais. Et tu le poses sur le moule. Tu mets la pâte restante et le moule au frais avec un film alimentaire pendant 20 mn soit le temps de préparer tes pommes.
Tu remplis un saladier d’eau et tu y presses le jus du demi citron.
Tu pèles tes pommes, les coupes en quatre ou en huit, comme tu veux, et tu les poses au fur et à mesure dans le saladier pour leur éviter de s’oxyder.
Préchauffe ton four à 180°.
Mets sur le feu une poêle assez grande, où tu fais revenir noisette les 50 g de beurre. Dès que tu entends le scchhhh, tu y verses tes pommes coupées et tu attends qu’elles dorent.

C’est l’étape qui te dit qu’une bonne pomme acide et dure genre pomme à cidre serait parfaite; il ne faut pas que la pomme se délite, elle doit rester ferme, donc tu fais attention en les retournant pour les dorer sur toutes les faces. Et puis, tu saupoudres la bonne càs de sucre qui va caraméliser les pommes. Un bonheur. Tu te réconcilies avec la mère la Terre, avec l’humidité qui met tout le monde à plat et la pluie qui noie tes myosotis et t’empêche de voir plus loin que le bout de ton nez.
C’est prêt.
Y a plus qu’à faire le montage: tu sors ton plat et ta pâte que tu étends à son tour, elle va faire le couvercle.

Tu mets tes pommes dans le moule qui contient déjà la Pastry, tu te sers du jus avec un pinceau pour humidifier les bords, ça va coller ensembles le haut et le bas.
Tu poses le couvercle de pâte, tu pinces bien avec tes doigts, tu t’amuses s’il te reste de la pâte à faire des dessins sur le dessus…
Et tu enfournes 40 mn.

En fait, c’est un gâteau de grand mère. Un gâteau d’antan, avec des produits de base, simples, avec le travail des bras, le plaisir des odeurs. C’est à la fois une « pie » et un crumble.
Il pourra même servir à un pique nique, si tu fais bien attention de le démouler uniquement quand il sera froid.
Tiens, comme cette fois, là où on a pique-niqué dans une maison en bois toute neuve, sans eau ni électricité. C’était hier en fait.

Un pique nique où la maîtresse de maison prévoit de belles assiettes, de beaux verres, des bulles et du vin…à la bonne franquette sur des planches de bois, les enfants faisant du toboggan sur le tas de terre de remblai…du plaisir du plaisir encore du plaisir!

Il aurait pu aussi assister à un autre pique nique, ce gâteau, s’il n’avait pas été annulé cause de mauvais temps et mauvais rhume, laissant sur le carreau la famille des protagonistes. Qu’à cela ne tienne, les vacances c’est aussi fait pour des rencontres, entre la « Fin de la Terre » au nord et la « Petite Mer » par exemple. Une histoire de Bretons, en somme.

Vous m’excuserez peut-être ce billet fleuve, fourre tout, pas très rangé…alors, je reviendrai peut-être un peu plus vite, un peu plus souvent, un peu moins long…aussi…

Quoique.

Le Festin de Babette et un Voyage à Pieds autour de la Méditerrannée à la rencontre de l’Huile d’Olive…

Aujourd’hui pas de recette.
Ou peut-être une recette pour le Week End, sous la couette devant un bon film pour passer entre les gouttes de pluies…

Vingt ans sans télévision ou presque, ça vous marque. Ca vous fait lire, même l’annuaire, mais le jour où vous possedez un petit écran, c’est lui qui vous possède…

Autant vous dire, que ma première année de fac, j’ai regardé tous les épisodes de Drôles de Dames, avec Chaaaarlie…
Et même la petite maison dans la prairie…
Et même…non, je ne peux pas tout avouer!

Et, par chance, j’ai rencontré mon homme, légèrement au fait de tous les bons films, les films intelligents, les films beaux…
Un après midi, chez lui, enfin, chez ses parents qui n’étaient pas là, il pleuvait, il faisait gris (Brest hein!) on s’est posé sur le canapé avec une couette (mais non, ce ne sera pas une histoire cochonne) et on a choisi un film parmi les 900 et quelques cassettes (aaah, les cassettes…)
Il y avait deux films sur celle -ci, je vous parlerai du second une autre fois.
Attention, je vais vous raconter la fin, mais si mal, que vous devrez vérifier par vous même.
Le Festin de Babette, donc. Inspiré d’une nouvelle de Karen Blixen

Il faut imaginer mon inculture à l’époque sur la science du cinéma.
Il faut savoir que quand je regarde un film et qu’on me demande l’heure, je réponds en fonction du film que je regarde. Je ne regarde pas, je suis dedans.
J’adore aller au cinéma, surtout quand personne n’a de pop corn ou de papiers bonbons à ouvrir…de toute façon, le son est tellement fort…
Donc, on enclenche la cassette, et le film commence.

Ce n’est pas un film d’action. Il y fait froid, il y a du vent. Nous sommes dans le Jutland, au Danemark, vers 1870 (La Commune à Paris). Débarque une française, Babette, dont on ne sait rien et qui se fait engager par les deux filles du Pasteur. Lequel est mort depuis longtemps, mais dont l’emprise est toujours d’actualité.
Et les rapports entre ces soeurs et Babette, entre les gens viellissants de la communauté de ce village, se tissent devant nous, les rancoeurs cachées, les non dits.
Babette a gardé un lien avec la France, un billet de Loterie.
Un jour elle gagne.
Va t-elle retourner en France? s’offrir un quelconque bien matériel?
Les soeurs dont on a appris les passions passées, l’histoire d’amour interrompue parce que c’est comme ça, les cours de chant et la carrière interrompue parce que c’est la vie… ces soeurs dont on voit la bonté et l’amour qu’elles portent à leurs voisins amis, leur communauté, aiment Babette aussi.
Quand Babette décide d’offrir un dîner, elles pensent que ce sera un simple dîner d’adieu.
Quand elles voient des tortues arriver par canot, des cailles, des caisses de vin et de champagne, elles font promettre à leur « congrégation » de ne rien dire qui pourrait compromettre cette lubie étrange de Babette. Qui ne dit rien, sourit, mais continue son étrange manège.
Tous le monde est convié. Ils ne sont pas si nombreux, mais un invité extérieur fait aussi partie du repas: le « général ». Je ne me souviens plus de son grade exct, mais c’est un homme qui a eu une belle carrière miliaire, a voyagé et connaît le monde.
C’est l’amour d’une des soeurs, celui qu’elle a laissé partir.
C’est celui, qui seul ne sait pas qu’au dîner la consigne est de ne rien dire.
Et c’est donc celui qui au fur et à mesure raconte à quoi ce met lui fait penser. Celui qui écarquille les yeux en lisant l’étiquette de la bouteille de ce vin qui est offert généreusement. Celui qui traduit la vie de Babette, la révèle et fait comprendre la beauté du geste.
Celui qui soupire d’aise en même temps que les joues des convives rosissent, les langues se délient, les yeux brillent.
Et les rancoeurs se noient dans un moment de pur bonheur. D’amour. Le vrai, pas le mou.

C’est l’antithèse de « Festen ».
C’est un film magique qui réconcilie avec l’humanité, rien que ça.
Je ne l’ai pas revu depuis, ce qui peut expliquer les inexactitudes que vous pourrez relever si vous voyez ce film dans un futur proche.
Mais ne le ratez pas.

L’huile d’Olive?
J’écoute souvent l’emission d’Eric Lange, le soir tard, la tête sur l’oreiller.
On y entend des gens extraordinaires. Des gens qui ont une vie étonnante et parfois, des initiatives intéressantes, comme celle d’hier soir, de ces étudiants d’une école de commerce qui pendant un an font le tour de la méditerrannée pour suivre la Culture dans les deux sens du terme, de l’Huile d’Olive. L’Or de l’Olivier aurais-je tendance à dire.
Ils ont un site, , et c’est plein d’enseignements.

Si vous avez réussi à tout lire, si vous n’avez trouvé aucune faute, bravo.
Si vous avez tout lu et qu’il y a des fautes dites le moi, et bravo aussi.
Les autres, je comprends, c’est long hein?



Week End avec Millénium.(ou sans).

Avis de Brume sur le front de mer ce Week End
Ce qui ne nous a pas empêchés d’aller sur les plages ramasser l’étoile de mer en Chocolat…

Chocolat et moi et moi et moi!

Recette déjà faîte . Je triche, mais c’est joli alors…
8 oeufs
250 g de chocolat (le meilleur, c’est meilleur)
125 g de beurre (faut ce qu’il faut)
180 g de sucre
50 g de farine.

Au bain marie faîtes fondre le chocolat et le beurre. Mélangez.

Séparez les blancs des jaunes.

Fouettez pour blanchir les jaunes avec le sucre.

Montez les blancs en neige ferme (dans un grand cul de poule)

Versez le chocolat fondu et le beurre sur les blancs, puis les jaunes sucrés.

Avec une spatule mélangez délicatement l’ensemble de façon à ne pas casser les blancs mais jusqu’à homogénéisation.

Enfin, saupoudrez de la farine et mélangez à nouveau.

Agissez sur le moule que vous choisissez, soit à beurrer, soit pas, et enfournez à four préchauffé à 180° pour 25 à 30 mn. vérifiez la cuisson avec une pointe, ce gâteau tolère une cuisson mi cuite mais ferme, à condition d’attendre le refroidissement avant démoulage.

C’est celui là qui est meilleur le lendemain.

Ah oui, je voulais vous raconter mon aventure avec Millénium. Comment, vous ne savez pas de quoi il s’agit?

C’est une trilogie, écrite par un auteur Suédois Stieg Larsson, s’il y a quelque chose à savoir de lui c’est écrit sur la quatrième de couverture, l’essentiel étant que on accroche à ce bouquin comme à un bon polar. C’est bien ficelé, on s’attache (enfin, je) aux personnages et on attend la suite. Enfin, il n’y en aura pas, comment vous ne saviez pas, mais vous n’avez donc pas lu la quatrième de couverture?

Et pour moi, l’aventure est suspendue depuis la page 144 du tome 2.

Pas parce que le dernier mot de cette page est « sexe », mais parce que de la 144 on passe à 193. Il me manque une cinquantaine de page.

Le choc.

Bref, je suis retournée chez NellyNelly, et elles ont bien ri. Et commandé un autre. Sauf que: rupture de stock.

Alors j’attends.

N’achetez plus ce livre, je vous en supplie, même si vous voulez savoir ce qui est écrit sur la quatrième de couv (ça ait pro, hein?), attendez que j’aie reçu MON exemplaire. Merci, vous êtes bien aimables.

A l’Heure Anglaise, il est 9.3/4, et William écrit.

J’aime vraiment beaucoup Murielle
Prolixe, gourmande, imaginative…je dis ça, mais je ne connais pas Stanislas et comme les amis de mes amis sont mes amis…

Perdue dans tous ces jeux, biscuits et période de l’Avent, j’ai failli rater le train. Dommage, je me serais mangé le mur!
J’ai fait trèèèès original!

Des biscuits pour accompagner le thé, dis donc!
Mais zattention!
Pas n’importe lesquels….

Les biscuits imprononçables mais bien trop mangeables…snickerdoodles!





Figurez vous que j’ai un livre de recettes exclusivement de biscuits pour le thé
Un ouvrage trouvé en brocante, et ça m’épate toujours autant qu’on puisse vendre ses livres (moi jamais, plutôt passer sous le train!) surtout des trésors comme ça. « à l’heure du thé » de James Mac Nair et Andrew Moore.






Il vous faut

600 g de farine
2 càc de bicarbonate de soude
1 càc de levure
240 g de beurre demi sel pour moi
360 et 30 g de sucre roux
2 oeufs
2 càc d’arôme de vanille
1 càc de cannelle en poudre
et pas de pincée de sel car déjà in the butter…



Préchauffez à 180 en mettant une grille in the middle of the four

Dans une jatte tamisez la farine, la levure le bicarbonate
Dans une autre mélangez le beurre la première partie du sucre et fouettez à vitesse moyenne pour obtenir une mousse légère.

Ajoutez les oeufs et la vanille. Mélangez bien et incorporez petit à petit la farine.

Vous obtiendrez alors une pâte comme pour la pâte à modeler.
Avec les 30 g de sucre et la cannelle, vous les mélangez dans un bol.



Une cuiller à glace, ou à melon pour moi, et en prélevant des petites portions dans la pâte, vous les façonnez en boulettes que vous faîtes comme Kloug, rouler sous ….mais non, in the sugar.

Placez ces boulettes, boules, sur une feuille de papier cuisson, espacées de 3 à 7 cm en fonction de la taille de vos billes.


17 mn de cuisson pour moi.

Ça gonfle, ça craquèle, ça brunit, là, c’est bon signe…et Carla va grossir aussi.

Laisser refroidir, et épuisez la pâte en quelque fournées!

J’ai obtenu plus de 60 de ces biscuits…autant vous dire que je vais en faire profiter d’autres!
Ils sont extrêmement délicieux, la cannelle est présente, le sablé que l’on attend aussi. Un délice.

Avec un thé.
Et puisque je vous tiens, je vais vous causer un peu de William Somerset Maugham, prononcez « môme ».


C’est l' »image » de Angleterre à lui tout seul: de l’humour, du recul sur ses congénères surtout ceux perdus dans « les colonies », qui lui
ont permis l’écriture de nouvelles savoureuses.

Je l’ai, enfin, il tourne dans la famille, parce que tout le monde le veut chez soi, dans la collection « bouquin ». C’est charmant, caustique suranné, drôle, très drôle. Anglais quoi.

Very Well Indeed, comme dirait John (un Écossais, marié à une Anglaise, je vous embrasse les T.!)

Montalbano, commissaire de mon coeur

Vous qui n’avez jamais lu Andrea Camilleri, écoutez:

(…) »_Voila le hors d’oeuvre.
Montalbano lui fut reconnaissant, encore quelques autres nouvelles et le pétit lui passait. Puis arrivèrent les huit morceaux de merlan, portion clairement destinée à huit personnes. Ils criaient, les morceaux de merlan, leur joie d’avoir été cuisinés comme Dieu le veut. Au nez, le plat faisait sentir sa perfection, obtenue par la juste quantité de chapelure, avec le délicat équilibre entre l’anchois et l’oeuf battu.
Il porta à la bouche la première bouchée, mais ne l’avala pas tout de suite. Il laissa le goût se répandre doucement et uniformément sur la langue et son palais, afin que langue et palais se rendissent pleinement compte de l’offrande qui leur était présentée. Enfin, il avala et devant la table se matérialisa Mimi Augello. (…)
_Fais ce que tu veux mais ne parle pas, je te le dis en frère et dans ton propre intérêt, ne parle pour aucune raison au monde. Si tu m’interromps pendant que je suis en train de manger ce merlan, je suis capable de t’égorger.(…)

Pas de merlan, mais du pamplemousse avec pruneaux pour tirer vers le haut ce filet mignon

Mais ce commissaire, il a un caractère pas facile, me direz vous…ce à quoi je répondrais que ses collègues sont gratinés! sans parler de ses relations avec Livia, femme de tous les paradoxes…et le langage, fleuri, inversé, cru, drôle, de cet habitant de Vigàta qui parle vite, et qu’on suit avec plaisir!

Bref, (re)lisez vite Andrea Camilleri, vous ferez un beau voyage…

2 pamplemousses, une vingtaine de pruneaux, 3 cuillers à soupe de miel, 1 filet mignon (ou plus) 1 h30 au four préchauffé à 210°

Un peu d’été en plein hiver, c’est l' »effet Montalbano«