Le Festin de Babette et un Voyage à Pieds autour de la Méditerrannée à la rencontre de l’Huile d’Olive…

Aujourd’hui pas de recette.
Ou peut-être une recette pour le Week End, sous la couette devant un bon film pour passer entre les gouttes de pluies…

Vingt ans sans télévision ou presque, ça vous marque. Ca vous fait lire, même l’annuaire, mais le jour où vous possedez un petit écran, c’est lui qui vous possède…

Autant vous dire, que ma première année de fac, j’ai regardé tous les épisodes de Drôles de Dames, avec Chaaaarlie…
Et même la petite maison dans la prairie…
Et même…non, je ne peux pas tout avouer!

Et, par chance, j’ai rencontré mon homme, légèrement au fait de tous les bons films, les films intelligents, les films beaux…
Un après midi, chez lui, enfin, chez ses parents qui n’étaient pas là, il pleuvait, il faisait gris (Brest hein!) on s’est posé sur le canapé avec une couette (mais non, ce ne sera pas une histoire cochonne) et on a choisi un film parmi les 900 et quelques cassettes (aaah, les cassettes…)
Il y avait deux films sur celle -ci, je vous parlerai du second une autre fois.
Attention, je vais vous raconter la fin, mais si mal, que vous devrez vérifier par vous même.
Le Festin de Babette, donc. Inspiré d’une nouvelle de Karen Blixen

Il faut imaginer mon inculture à l’époque sur la science du cinéma.
Il faut savoir que quand je regarde un film et qu’on me demande l’heure, je réponds en fonction du film que je regarde. Je ne regarde pas, je suis dedans.
J’adore aller au cinéma, surtout quand personne n’a de pop corn ou de papiers bonbons à ouvrir…de toute façon, le son est tellement fort…
Donc, on enclenche la cassette, et le film commence.

Ce n’est pas un film d’action. Il y fait froid, il y a du vent. Nous sommes dans le Jutland, au Danemark, vers 1870 (La Commune à Paris). Débarque une française, Babette, dont on ne sait rien et qui se fait engager par les deux filles du Pasteur. Lequel est mort depuis longtemps, mais dont l’emprise est toujours d’actualité.
Et les rapports entre ces soeurs et Babette, entre les gens viellissants de la communauté de ce village, se tissent devant nous, les rancoeurs cachées, les non dits.
Babette a gardé un lien avec la France, un billet de Loterie.
Un jour elle gagne.
Va t-elle retourner en France? s’offrir un quelconque bien matériel?
Les soeurs dont on a appris les passions passées, l’histoire d’amour interrompue parce que c’est comme ça, les cours de chant et la carrière interrompue parce que c’est la vie… ces soeurs dont on voit la bonté et l’amour qu’elles portent à leurs voisins amis, leur communauté, aiment Babette aussi.
Quand Babette décide d’offrir un dîner, elles pensent que ce sera un simple dîner d’adieu.
Quand elles voient des tortues arriver par canot, des cailles, des caisses de vin et de champagne, elles font promettre à leur « congrégation » de ne rien dire qui pourrait compromettre cette lubie étrange de Babette. Qui ne dit rien, sourit, mais continue son étrange manège.
Tous le monde est convié. Ils ne sont pas si nombreux, mais un invité extérieur fait aussi partie du repas: le « général ». Je ne me souviens plus de son grade exct, mais c’est un homme qui a eu une belle carrière miliaire, a voyagé et connaît le monde.
C’est l’amour d’une des soeurs, celui qu’elle a laissé partir.
C’est celui, qui seul ne sait pas qu’au dîner la consigne est de ne rien dire.
Et c’est donc celui qui au fur et à mesure raconte à quoi ce met lui fait penser. Celui qui écarquille les yeux en lisant l’étiquette de la bouteille de ce vin qui est offert généreusement. Celui qui traduit la vie de Babette, la révèle et fait comprendre la beauté du geste.
Celui qui soupire d’aise en même temps que les joues des convives rosissent, les langues se délient, les yeux brillent.
Et les rancoeurs se noient dans un moment de pur bonheur. D’amour. Le vrai, pas le mou.

C’est l’antithèse de « Festen ».
C’est un film magique qui réconcilie avec l’humanité, rien que ça.
Je ne l’ai pas revu depuis, ce qui peut expliquer les inexactitudes que vous pourrez relever si vous voyez ce film dans un futur proche.
Mais ne le ratez pas.

L’huile d’Olive?
J’écoute souvent l’emission d’Eric Lange, le soir tard, la tête sur l’oreiller.
On y entend des gens extraordinaires. Des gens qui ont une vie étonnante et parfois, des initiatives intéressantes, comme celle d’hier soir, de ces étudiants d’une école de commerce qui pendant un an font le tour de la méditerrannée pour suivre la Culture dans les deux sens du terme, de l’Huile d’Olive. L’Or de l’Olivier aurais-je tendance à dire.
Ils ont un site, , et c’est plein d’enseignements.

Si vous avez réussi à tout lire, si vous n’avez trouvé aucune faute, bravo.
Si vous avez tout lu et qu’il y a des fautes dites le moi, et bravo aussi.
Les autres, je comprends, c’est long hein?



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