T’es cup? même pas cap!

Depuis que l’ami Marcus m’a dit l’image qu’il avait de moi avant de me rencontrer je croyais que tu étais une sorte de bourgeoise dans sa grande et belle maison j’ai réalisé que vraiment on pouvait faire croire ce qu’on veut sur internet. Et c’était même pas volontaire! moi, bourgeoise? ah ah ah! Une grande et belle maison? oui, par rapport à notre ancien appart c’est vrai c’est un palace.

Maintenant Marcus rêve de m’offrir un aspirateur, et me parle souvent de moutons.

Il est entré dans ma cuisine, il était tout perdu le pauvre.

C’est vrai quoi, ici c’est un peu le foutoir permanent, mon beau carrelage gris (celui qui l’a induit en erreur: un jour j’avais dû prendre en photo les enfants en train de dessiner par terre) n’est beau que les jours sans pluie, je cuisine pieds nus du printemps au début de l’automne et je hurle du Higelin par-dessus la musique en me dandinant derrière mon plan de travail.

Si ça se trouve, quand je ne publie aucun billet ici, tu vas croire que je ne cuisine plus.

Faut que je te dise un truc: faut pas croire tout ce qu’on te dit!!

Ouais, faut pas croire.

Enfin bref. Avec mon panier et ma bonne volonté, l’autre jour je suis allée au marché. Oui. Je vais tenter de faire ça, tu vois, aller au marché, acheter les légumes du coin, de saison. C’est pas simple comme de traverser la rue, le marché, faut prendre la voiture et tomber un bon jour. C’était un petit marché, ma récolte aussi. Une betterave crue, un chou romanesco, des carottes, et trois queues de lotte. Finalement, c’étaient les fromagers les plus intéressants, mais je n’ai pris que de la brousse de chèvre.

Alors maintenant, je me retrouve avec deux recettes super bonnes super simples, super banales.

Oh non, tiens, je vais te refaçonner la recette façon blog « in » (on dit plus « in » je sais).

Cup-courgette à la brousse et pas que.

Pour une personne et demi (c’est parce que je n’ai pas tout fini hier midi) en plat principal, ou pour deux en entrée.

  • 3 càs de brousse de chèvre
  • 2 courgettes moyennes
  • 2 càs de parmesan finement râpé
  • 5/6 feuilles de basilic (mes dernières…)
  • 2 gousses d’ail
  • sel, poivre, huile d’olive.

Tu coupes les courgettes lavées en tronçons, quatre pour chacune, ce sera ça tes cup, ah ah ah, tu les évides et tu les mets dans l’eau bouillante une quinzaine de minutes.

Minutes pendant lesquelles tu mets à dorer les pignons de pin dans l’huile d’olive, fais gaffe ça dore très vite, avec l’ail écrasé.

Dans le mixer, la brousse, le parmesan, le basilic, puis les pignons avec l’ail. Hop hop, c’est mixé.

Mets tes cup de courgettes (on ne se lasse pas hein?) dans un plat à gratin, remplis chacune par la mix-ture, un peu d’eau dans le fond du plat, et passe au four préchauffé à 200. Cuisson 35 mn environ. Faut juste que ce soit doré.

Je t’ai mis les proportions grosso-modo, c’est que j’ai fait au pif, tu vois, alors, saches que tu peux améliorer le système avec des épices. La prochaine fois, je relèverai un peu la sauce, un chouia de piment pourquoi pas? ou bien du gingembre frais, ah oui, je tenterai le gingembre.

Enfin, tu fais comme tu veux, au fond, c’est ça qui compte, penser par soi-même et ne pas tenir pour argent comptant ce qu’on te rabâche.

Tiens, et si je te mettais une vraie photo?

C’est qu’ensuite, tu vas voir du trash, des photos pas belles, qui ne rendent pas hommage à ce qui était dans l’assiette.

Le poissonnier a épluché la lotte devant les yeux effarés de mes filles, il lui a tranché la tête (qu’est ce que c’est moche les lottes) et vidé l’intérieur, oui, c’est que je ne sais pas faire ces choses là non plus.

Cup-lotte, ça ne le fait pas hein?

Mais le GRATIN DE LOTTE si.

Le gratin de Lotte, parce qu’en Bretagne ce sont les femmes qui portent la culotte.

Même si c’est un Rétais qui me l’a fait goûter la première fois 🙂

  • 1,2 kg de queue de lotte.
  • 25 cl de vin blanc
  • 3 boites de tomates entières (taille 250g) si ce n’est pas la saison des tomates. (et si tu as des tomates, du concentré de tomates pour la sauce)
  • Thym
  • Origan
  • 1 carreau de sucre
  • sel, poivre
  • 50 g de beurre (demi-sel)
  • chapelure (une demi boite)

Dans la recette de L’ami Marcus, il y a des oignons, mais j’ai totalement zappé les oignons. Et puis j’ai joué avec les herbes.

Tu coupes ta lotte en tronçons que tu poses dans un plat creux qui va au four. C’est le fond de mon plat à tajine pour moi. Dessus, tu poses les tomates pelées et entières.

Tu as gardé la sauce qui est dans les boites (sinon tu dilues du concentré de tomate, pour je dirais un quart de litre) et tu l’as mise dans une casserole. Tu fais frémir avec du thym et l’origan, le sel, le poivre. Enfin, à ton goût. C’est l’avantage de la lotte, elle prend le goût de ce qui l’accompagne et elle a une chair ferme pour la cuisson en sauce.

Tu recouvres les morceaux de lotte, recouverts de tomates, par la sauce encore chaude. Tu n’oublies pas de préchauffer ton four (200) maintenant.

Tu ouvres une bouteille de vin blanc (si en plus tu as un verre à portée de main, sert-en un) et tu dis(v)erses sur le plat. Environ 25 cl donc. Entre la sauce tomate et le vin blanc, tout le plat est recouvert, ou juste affleure.

Vas-y pour la chapelure, poc poc poc, partout, plein.

Puis quelques morceaux de beurre de ci delà (j’avais, moi, été effrayée de la quantité que mossieur Marcus avait mise)

Enfournes à 200 pendant 35 à 40 mn. La chapelure forme une croute dorée au-dessus du poisson.

Tu n’auras pas oublié de mettre de la musique. Comme c’est lui qui m’a fait connaître ce CD, je te conseille « adieu tristesse » d’Arthur H. Et ça franchement, c’est bien aussi, je découvre, j’aime beaucoup. Babet, tu connais?

Je te promets, tu as là de quoi faire un bon repas et passer un très bon moment. Si tu as invité quelques amis, c’est encore mieux.

 

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