Flan aux Pommes.

Ça faisait un moment que je n’avais pas mis les pieds ici.

Ainsi va la vie.

Depuis quelques mois, j’ai en ma possession un livre de recettes que je n’avais pas trop regardé, un peu rébarbatif pour moi qui aime les images quand il s’agit de me donner faim.

Cela dit, j’ai lu quelques pages et je me suis prise à voir ce que ça pouvait donner dans l’assiette.

Et voilà pourquoi, en ce dimanche tranquille, pendant la sieste de l’une et les devoirs des autres, il a été facile de faire ce flan aux pommes.

Ce livre c’est « Le grand classique de la cuisine bretonne » de Jacques Thorel. Une bible de bases.

Oui, quand tu regardes les ingrédients, ça tourne toujours autour de la farine, du beurre, du sucre, des oeufs, de la poitrine fumée et du sarrasin, autant que de pommes de terre.

Alors, moi bête et méchante, j’ai suivi les consignes.

FLAN AUX POMMES que même ceux qui n’aiment pas le flan (les miens) aiment.

8 oeufs/ Un litre de lait/ 80G de Maïzena/200G de sucre (roux)/ 3 (moi 4) pommes/

Minimum d’ingrédients, tu ne trouves pas? S’il t’en vient l’envie, je te suggère de la cannelle que tu infuserais dans le lait ou bien en poudre avec la Maïzena.

Préchauffe ton four à 170°, pas chaleur tournante, grille au milieu.

Mets dans le bol du robot si tu as, sinon dans un saladier profond, les huit oeufs et le sucre. Tu bats.

Ajoute la Maïzena.

Mets le lait à bouillir, et verse-le en mélangeant toujours, dans la préparation oeufs/sucre/Maïzena.

Beurre un grand plat à far par exemple, épluche et coupe les pommes en Huit. Moi, c’était en quartier comme dans la recette mais je les ai trouvées trop fermes après cuisson.

Pose les morceaux de pommes dans le plat et recouvre de l’appareil au lait chaud.

Enfourne 40 mn.

Oui, là ce sont mes épluchures. On s’éclate comme on veut pas vrai?

Retour or not? En tout cas, Far, but not so far.

Oups, vous dites-vous.

Mais, serait-ce un miracle, on ne verra plus la crêpe impériale pendant des mois encore…

Vi.

Mais j’avoue que je ne sais pas si c’est passager ou pas.

Je vais vous expliquer quand même. J’ai un ordinateur qui accepte mon logiciel photo et un autre non. Celui qui l’accepte, a un clavier déficient, genre aucun chiffre et quasi aucun accent. La faute au café que j’ai renversé dessus un jour où vraiment j’étais inconsciente, si j’avais su, si j’avais su.

Alors du coup, tu vois, quand je fais un montage photo et que je m’aventure à vouloir y poser une recette, ben je me trouve bien bête.

La preuve.Ca ressemble à une recette sérieuse ça tu crois?

Bon.

Mais je me suis dit, tout à l’heure, qu’à tenir un blog de cuisine, faut quand même lui donner à manger de temps à autre.

Alors j’ai pris l’APN et j’ai saisi le far à la sortie du four.

Encore chaud. Hot, hot.

Pas découpable.

C’est pour ça qu’on le mange avec les doigts.

Et que les grains de raisins s’amusent aux billes dans ta main.

Je te rassure, je vais t’aider, je te précise que le chouia de farine c’est 125 g environ, et puis le sucre entre 50 et 70, ça dépend de toi, de tes enfants, de ton goût.

Au fond, ce qui est bien avec le far breton, c’est qu’il peut voyager, on peut l’adapter.

Si je te mets du lait de coco, ok, soit c’est parce que je n’ai plus de lait « normal », soit je boude le lait « normal », soit je suis folle et je tente le tout pour le tout, ah ah. (même les foudres du Capitaine).

Tu choisis la solution que tu veux, l’essentiel est que tout est mangé y plus rien dans le plat, na.

T’es content(e)?

Moi oui ;), ça tombe bien, le blog c’est que pour se faire plaisir! (et avec les temps qui courent, on ne va pas se priver, hein?)

(et puis demain ou un autre jour, je vous parlerai d’un bouquin) (même si c’est pas une recette, on se nourrit de ce qu’on veut, pas vrai?)

Keremma, Caramba!

Maintenant qu’au petit matin il fait encore nuit, et qu’en plein jour le ciel est souvent gris, le petit déjeuner doit être parfait: plein de sourires et d’envies pour tenir!
Un jus qui a rencontré finalement son succès, une fois que j’ai appris à doser la part de chacun…

Une toute petite betterave cuite, une carotte (normale 😉 ), et au moins 6 ou 7 grosses pommes.
Si vous mettez trop de betterave, « ça arrache » un peu…

Hop, on épluche pommes et carottes si elles ne sont pas bio, et on met le tout en morceaux dans la machina centrifugeuse…j’ai eu 5 verres de la taille que vous voyez là haut. Miam!

Et comme le petit déjeuner est le « repas » de la journée..
Une gourmandise, trouvée sur une revue de cuisine « Régal » de juillet 2009, a ravi beaucoup de palais …

Le Keremma, Caramba!

Ça pourrait être des dunes.
Ça pourrait être.
On les regarderait avec appétit, on sentirait leur bonne odeur, mais…le sable ne se mange pas.
Je ne sais pas quelle est l’origine de cette recette, mais à coup sûr elle est délicieuse!

Il nous faut dans un premier temps:
3 grosses pommes/ 10g de beurre pour le moule/ 1 oeuf/ 2 càs de lait/5 càs rases de farine/ 4 càs de sucre roux/ 3 càs d’huile (d’olive pour moi)

Préchauffes ton four à 180°
Tu épluches et coupes tes pommes en morceaux format phalange du pouce.
Tu mets dans un cul de poule, la farine, le sucre et l’oeuf, puis le lait et l’huile. Tu mélanges au fouet.
Tu verses les morceaux de pommes dedans.
Re mélange puis verses dans le moule beurré (donc pas silicone) ( mon moule est ovale et fait 25 cm de long sur 15 de large environ)
Tu fais cuire 20 mn.

Pendant ce temps, tu finis ton thé ou ton café.
Et puis, tu prépares dans une petite casserole, 75 g de beurre demi-sel, ouf course, que tu fais fondre.
Une fois que c’est fait, tu ajoutes 6 càs de sucre, puis un oeuf.
Tu fouettes.
Quand ta première cuisson est terminée, tu verses cette préparation sur le gâteau.
Et tu poursuis la cuisson 15 mn.

Quand tu verras le résultat, tu auras envie de plonger ton doigt dedans.
Bien sûr c’est un gâteau aussi riche qu’imprésentable si tu tentes de le démouler.
Alors, tu coupes directement dans le moule.

Et puis, tu manges. (C’est ce que les Zotes de ce matin sont en train de déguster)
Et tu te demandes où tu vas courir ton prochain marathon 😉

Le FarZ de Pat, et le Tour du Monde en 80 jours! (enfin)

Il se trouve qu’on est voisins.
Enfin presque.
Un point de Bretagne, un Aber, nous voit passer, lui depuis pfff allez à la louche, 50 ans, et moi, à la petite cuillère, quelques jours par an, pour les grands parents de mes enfants.
Ouais.
Ça c’est en vrai.
En faux, sur le net, ça nous arrive de se parler, de se chicaner, de se bidonner, souvent.
En vrai, je suis toujours pantoise devant son érudition, et sa pédagogie. C’est la faute de son blog aussi.
Et du coup, le jour où un de ses potes m’appelle: « Bonjour, je suis un ami de Patrick, on voudrait venir… », tu penses bien que j’ai eu peur. Peur comme un défi. Une réputation se fait c’est facile, mais il faut qu’elle tienne, et c’est plus dur!
Il y a des jours avec, des jours sans et les jours où il ne faut pas que ça rate.
Bref.

Il m’a dit, le Pat’ (à moitié vexée j’étais) :’t’as qu’à faire la recette de mon Farz comme ça t’es sûre de ne pas le rater »
S’il y a bien un truc que je ne rate jamais c’est le Far me disais-je.
Vexée j’te dis.
Mais bon, bonne pâte aussi.
J’ai suivi la recette du FarZ de sa grand mère.
Je me suis usé le bras. J’ai du faire des pauses. J’ai hurlé devant la quantité de beurre.
J’ai applaudi en voyant « les vagues, la marée montante » se faire dans le four.
Et j’ai servi.
La leçon: moins de beurre pour moi quand même.

Et puis je l’ai refait. Oui, le Far en ce moment c’est une fois tous les deux jours en gros, pour te dire à quel point je connais la bête.

J’ai adapté, j’me suis permis.
D’abord, je garde définitivement la technique de la cuillère: ça a beau faire mal au bras, c’est indéniablement ce qui fait la réussite de ce FarZ là.

Ensuite, je pose les proportions suivantes:
250 g de farine/ 6 oeufs/ 130 g de sucre/ 3/4 de litre de lait/ 75 g (grosso modo) de beurre demi sel/ une bonne cuillère en bois.

La technique c’est de poser la cuillère à l’envers, le dos de la cuillère soulève la pâte quand on mélange. Ça fait entrer de l’air, ça soulève, ça décolle des bords du bol quand tu tournes.
Dans un cul de poule tu verses ta farine, tu creuse un puits dans lequel tu casses tes 6 oeufs.
Et tu touilles avec des mouvements amples ta cuillère, jusqu’à ce que la pâte soit lisse et sans grumeaux.

Je te l’ai dit, ça fait mal au bras. Alors parfois tu fais une pause. Tu prépares tes pruneaux.
Tu pèses ton beurre.
Ensuite tu ajoutes le sucre, le mien est roux comme d’habitude.
Et tu re mélanges.
Et puis le lait.
Avant, je mettais un litre et je faisais chauffer.
Là, 3/4 de litre froid, enfin, tempé ambiante, et entier.
D’aucun dira que c’est encore trop.
Je répondrais: chaque chose en son temps.
Là où je respecte aussi, c’est la pause.
Comme une bonne pâte à crêpe, faut laisser reposer.
J’en profite pour chauffer le four (210°) avec les plats dedans (oui, deux un grand un petit, un familial et un pour les Zôtes) et le beurre dans les plats.
Tu attends le temps d’un verre de vin, tranquille. (oui, et alors? je bois du vin, le soir, après le repas, quand tous les enfants sont au lit, c’est mon plaisir à moi, en regardant un bout de film, ou en lisant un livre)
Et puis tu verses ta préparation dans les plats, le beurre monte en surface, tu répartis, comme il dit le Pat’.
Enfourne.
Bon, ensuite, tout dépend des fours pourra-t-on dire.
Moi, je laisse à 210, 30mn.
Ça me va.
Au bout de 10 mn j’ai vu les bords monter très haut (quand j’ai fait la recette exacte c’était impressionnant) et le dessus se boursoufler. Avec mes proportions ça le fait moins, je reconnais. Mais quand même. J’aime.
Demain, je refais, avec les proportions de Patrick et 50 g de beurre.
Là, il va dire que je n’ai plus rien à voir avec la Bretagne.
Mdr.

Et voilà qui pourrait être l’illustration parfaite de la nouvelle Escale de Murielle et Stanislas…le TOUR DU MONDE EN 80 JOURS...prendre le FarZ pour symboliser le bout du monde, la pointe de Patrick ou son Aber préféré…en tout cas, c’est une recette récurrente de Breizh Kiss, on se demande encore pourquoi?
Je ne joue pas, je suis partie prenante 😉 puisque après les votes, le vainqueur aura le privilège de passer une nuit ici
Allez y, lancez vous, il faut juste publier une recette sur Newgle.fr, le blog communautaire nouvelle génération 😉

Bigoudens Bourbonnais…

Et voilà, ça y est!
Elle pesait 3,850kg, elle mesurait 52 cm, elle a bu du lait maternel jusqu’à 20 mois, grâce à elle, j’ai profité absolument de mon Congé Parental, période magique, qui m’a permis d’apprendre des tas de choses…
C’est de là que viennent mes blogs, les photos, les recettes et surtout la passion de la boulange…
Et aujourd’hui commence un congé sabbatique d’un an, pour me permettre de réaliser pleinement Breizh Kiss, et puis voir si après…

 

Je les ai faits hier soir, à la main pour ne pas réveiller la maisonnée endormie…et puis la main…ce matin j’ai caressé sa joue, elle a demandé

 » il est où mon anniversaire? « 


Les Bigoudens Bourbonnais pour les trois ans d’E.à l’école…
(extraite et modifiée de « cuisine bretonne » hachette pratique, Elisa Vergne)

Pour 70 Bigoudens de 5 cm de diamètre:
400 g de farine/ 200 g de sucre de canne/ 3 gros jaunes d’oeufs/ 125 g de beurre demi-sel mou/ 2 càs de crème épaisse (je n’avais que de la liquide) / 75 g d’amandes mondées/ 3 càs d’eau de vie
(eau de vie? en ont-ils vraiment besoin? non, je dirais eau de sommeil plutôt, donc eau tout court!) / 1 gousse de vanille Bourbon (ah, la voilà la BourbonnaiseTifenn’s Touch!) un peu de lait (ou un jaune délayé dans l’eau)

Fendre la gousse en deux avec la pointe d’un couteau, en retirer les graines, et les mettre à « diffuser » dans la crème.
Au lieu de la crème épaisse, j’ai utilisé la liquide donc j’ai mis moins d’eau…

Dans un cul de poule, disposez les ingrédients « secs » (farine, amandes, sucre), mélangez.
Ajoutez la crème vanillée, les jaunes, le beurre en dés, un peu d’eau en fonction de la texture de la pâte: elle ne doit plus coller aux doigts!

Malaxer et fraiser la pâte (l’écraser d’un mouvement du bas de la paume de la main en étirant la pâte sur le plan de travail…c’est pour permettre de bien incorporer le beurre)
La rassembler en boule souple mais non collante.
Préchauffer le four à 200 (j’ai utilisé la chaleur tournante pour pouvoir cuire les deux plaques de cuisson en même temps)
Étendre la pâte sur 5 mm environ, la découper avec un emporte pièce de 5 cm de diamètre environ (pour avoir les 70 pièces, mais on peut faire avec ce qu’on a)
Placer les rondelles sur la feuille de cuisson ou silicone, pas besoin de laisser trop d’espace, ils ne s’étalent pas à la cuisson…les badigeonner (ou pas, comme moi) de jaune délayé ou de lait.
Cuire de 15 à 20 mn … en chaleur tournante j’ai mis 16 mn juste pour le doré autour…

Et se dire que la page est tournée, que le bébé a grandi, que ce Bigouden Bourbonnais va bien avec le café…et qu’il faut s’atteler au gâteau maintenant!