Osso Bucco à la "MoA-Je"…

Le MoA-Je est un pays bien particulier, se trouve en Bretagne, pas loin de mon Réfrigérateur. Parfois, il se situe dans ma tête, et souvent, vous en avez un exemple d’autochtone. C’est un pays du n’importe quoi, de tout, de rien, un peu court parfois, trop long souvent.

Grand-Chef a une tribu. Des aficionados (je ne sais même pas si l’orthographe est bonne) qui se jettent régulièrement sur ses billets terriblement pleins d’humour, terriblement réalistes, génialement pédagogiques. Genre prof quoi.

Parfois, il lance des questions genre: « dis-moi, quel aliment t’aime pas du tout ? (oui, on se tutoie au pays du MoA-Je, sinon, on ne serait pas égaux.)

Et là, paf, c’est tombé chez moi. Et du coup, polie, moi je répond: « la viande crue, le visqueux, et le paracétamol effervescent, mais, tu vas me dire, ça se mange . Et t’auras raison, alors pourquoi c’est qu’on en boit? Eh bin voilà, je n’aime pas plein de choses, mais je suis influençable au point de pouvoir changer d’avis sur mon lit de mort… »

Osso Buco du MoA-Je, celui qu’on fait avec c’qu’on a.

1kg de jarret de veau (osso buco) soit environ huit os avec viande autour./ 2 carottes en rondelles/ 2 gros oignons émincés/ 2 gousses d’ail écrasées/ farine/ 2 càs d’huile d’olive/ 1 boite de tomates en conserve (ou 400 g de tomates bien mûres si c’est le plein été, n’est-ce pas?)/ 1/2 verre de vin rouge/ 1 verre d’eau/ 2 càc de basilic frais ciselé/ 1 càc de thym frais itou/ une feuille de laurier.

Et puis GC continue avec ça: « Mais alors, qu’est ce que tu aimes bien, tiens je t’aide, dis m’en trois »

Pfff, trop facile: le chocolat, le café, le gingembre, le citron vert, la mangue fraîche mûre juteuse, les framboises fraîches mûres juteuses, les pêches, les letchis, l’ananas Victoria le seul l’unique, le goût du sel de mer sur la bouche juste après une baignade dans l’eau glacée euh non, fraîche. Ah tien, j’ai perdu, j’ai dépassé le compte.

Alors, tu fais chauffer un morceau de beurre (30 g) dans une poêle, tu y fais revenir les carottes, oignons et ail. Pendant ce temps là, tu mets un peu de farine dans une assiette, tu recouvres d’icelle les morceaux de viande, partout, comme la crème solaire.

Tes carottes sont revenues, tu les poses dans un plat aimant la chaleur du four (moi, plat à tajine)

Tu mets un peu d’huile dans la poêle avec un peu de beurre et tu dores sur toutes les faces, la viande. hem. Comme toi au soleil.

Et si GC ose me demander quelle est ma recette favorite… oui? en fait, je ne sais pas. Souvent je ne parviens pas à dissocier un bon moment d’avec un bon plat. C’est l’accord parfait. Ou un souvenir. En tout état de cause, j’adore toujours et à chaque fois le sucré salé…comme un bon tajine. Celui au poulet, que je n’ai jamais mis car jamais je n’ai pu en mettre de photos…mais les gâteaux…si ça se trouve, je la mangerai demain ma recette favorite.

Une fois que tu as bien doré ta viande, tu l’ajoutes au plat qui va au four.

Tu reprends ta poêle, tu ôtes la graisse, tu vides la boite de tomates avec le jus, le vin, l’eau, le thym, le basilic et le laurier. Tu fais bouillir. Puis tu verses la sauce sur le plat de viande, tu couvres et fais cuire 1h 30 à 180°.

Et puis tu sers avec du risotto par exemple. Ou du riz.

Tout ça pour rappeler que Grand chef est aussi un traître à Pouldreuzic…il va au pays de l’osso Buco cette année, pfff, bourgeois. (tu me donneras les adresses, moi je, vise Firenze, rêve inaccessible)

Et pour te remercier de ce voyage exotique au pays du MoA-Je, je te livre gratuitement, comme un service public, le nom de ma boisson favorite: « Hospices de Beaunes » en first, « Coteau du Layon« , « Mumm » si c’est pour les riches, en der. Mais rien ne vaut une lampée de cidre fermier frais sur la plage un soir de fin d’été.

Le plat que je rêve de réaliser? une forêt noire, sans cerises, et sans crème pâtissière, ou un plat esthétiquement parfait, où rien ne déborde, où règnent l’ordre et l’esthétique moderne comme une maison Le Corbusier…un truc parfait. Avec, juste la pointe de fantaisie qui donnerait de l’âme au reste. Le cheveu sur la soupe. Le Mermet sur Inter.

Mon meilleur souvenir culinaire? aïe. J’ai bien peur qu’il soit olfactif.

Un jour, un matin devrais-je dire puisque j’étais encore au lit, mais bon, j’étais encore étudiante et pas encore « parent », j’ai reçu un « colipays » surprise, inattendu..l’homme me l’a apporté, j’ignorais de quoi il s’agissait…l’expéditeur, c’était Amélie (Amélie je te fais de gros bisous, tu lui diras hein, Nathalie?). Amélie, elle s’entendait comme larron en foire avec ma Mamie à 10 000 km de distance en s’étant vues une fois, quand Amélie nous avait accompagnés en Bretagne. C’est un peu la mamie de ma petite soeur…elle est de la famille. Enfin bref. J’ouvre le carton, avec des ciseaux, fébrilement, et je découvre le blanc polystyrène. Qui s’ouvre tellement vite d’un geste avec son couvercle, que soudainement me sautent au visage, au nez, toutes les odeurs mélangées, confinées, et pourtant fraîches des fruits de La Réunion.

En premier, l’ananas, puis la mangue…les letchis dodus et juteux…j’en ai pleuré. Et c’est un des plus beaux cadeaux que j’aie reçu.

Voilà. Fallait le temps, pas vrai?

Je sollicite toutes les personnes qui le souhaitent, pour ce questionnaire sympathique et revigorant pour celle ou celui qui l’écrit…ébouriffant pour celui ou celle qui le lit…Koikess pour le blogueur non averti, enfin bref, innocent pas méchant, sans but lucratif, et GC ne m’a pas versé un centime. D’ailleurs…

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