Pandoro di Verona

Ou comment le bonheur se partage…

Il y a déjà deux ans, Gracianne m’avait très très émue avec son billet, celui là, gardez le dans vos favoris, c’est une perle.

Et j’avais trouvé un pot de terre adéquat, j’avais touché une pâte soyeuse, je n’en ai pas rencontré d’aussi douce depuis, la faute au beurre sans doute, j’avais assisté à la montée spectaculaire dans mon ancien four, remplacé depuis par un modèle dont l’un des critères de sélection était que le plat à Tajine puisse y entrer et le Pandoro y lever…

Et puis, la flemme, le temps et l’impossible moule à dénicher…

Et puis, l’Italie, l’Italienne jumelle, celle qui me laisse toujours des commentaires dans ma "Vie qu’on Aime", bref…Roréa qui avait un blog fut un temps, a trouvé pour moi le moule étoile, celui qui fait rêver, puisqu’il permet de la décrocher du ciel noir pour se poser ici bas.

Il y a une semaine, j’ai refait Il Pandoro.

Au moment où j’écris, deux sont en train de lever.

(Je vous laisse regarder la recette chez Gracianne, c’est tellement bien écrit que je ne modifierai rien.)

C’est que c’est tellement bon, qu’il faut en abuser quand le ciel est gris quitte à marcher deux heures sur les dunes ensuite. Celles de Quiberon, why not?

J’ai commencé ce billet il y a deux semaines…depuis on a tout mangé tu penses!

L’aventure du Pandoro continue, pourtant…

L’autre jour, je suis allée dans une pizzeria particulière, celle d’Alfredo. Alfredo est Sicilien, il est en France depuis assez longtemps pour parler français, mais il continue de garder l’accent qui fait qu’on ne le comprend que si on le pratique depuis longtemps.

Cela faisait 20 ans, pfiou, oui 20 ans que je ne l’avais pas vu. Alfredo pizzaiolo de mon adolescence. Devine, je lui ai montré le Pandoro en photo, je ne savais pas que j’allais le voir sinon, tu penses bien que je lui en aurait fait un rien que pour lui.

Et tu sais quoi, il a eu l’air content, épaté presque:  "toi, tu fais ça dans ton petit four?"

Et puis il a eu l’air d’avoir une idée. Je ne vous en parle pas, pas encore, mais je vais le revoir bientôt Alfredo…et puis, là, il y a la recette qu’il m’a donnée, traduite sur un bout de papier, sans me dire le titre, sans me dire le nom, sans me dire le comment faire, juste les ingrédients.

C’est cuit, ça sent bon, je l’ai pris en photo ce gâteau (oui,  c’est un gâteau) et puis un jour, je te dirai plus, j’espère, mais j’en suis à un stade où je ne veux plus voir les projets échouer, je deviens superstitieuse, je garde le secret…

Je t’ai ouvert l’appétit?