Chemin de Cadoudal

Ici c’est une rubrique où je voulais parler des balades dans mon coin.

Parce que je suis à un coin qui est au bout.

Et qu’arriver au bout de quelque chose et entre autre, d’un coin, c’est bien, non?

Mon coin, c’est en Bretagne, et de là, tu arriveras bien sur ma presqu’île. Qui est au bout.

Au bout de la presqu’île, un chemin.

Tu sauras bien, c’est celui de Cadoudal, un grand chef par ici. Pas un chef indien, tu penses, non, un chef rallié à la cause chouanne. Ceux qui voulaient surtout protéger leurs prêtres des exactions folles des Républicains.

Je ne vais pas te faire un cours d’histoire, ce n’est plus ma partie depuis longtemps, j’ai tout oublié, m’enfin, juste tu peux savoir qu’ici, les gens parlaient breton et tenaient à leurs prêtres, leurs églises, ces choses bien plus réelles et tangibles que la lointaine et énigmatique République. Alors, quand les soldats républicains se sont attaqués au clergé, avec des exactions sanglantes (oui, c’est comme ça qu’on dit, exactions), ni une ni deux, ils furent nombreux ceux qui ont suivi Georges Cadoudal.

Il venait se réfugier ici, sur l’île de Locoal, qui n’est devenue presqu’île par une petite route, que vers 1870. Il semait derrière lui les soldats dans la vasière, parfois même leurs chevaux aux soldats se retrouvaient embourbés et mourraient sur place.

Bon, si tu viens demain, tu verras qu’il ne reste rien qu’un endroit paisible et charmant.

Mais tu pourras imaginer ce que tu veux, si tu fermes les yeux ;)

CADOUDAL 1

5 réflexions sur “Chemin de Cadoudal

  1. Y’a ti des groseilles partout à Cadoudal ?
    Bon, je plaisante.
    Une île puis presqu’île…J’ai toujours adoré le nom « presqu’île »
    J’aimerais l’avoir comme nom de famille.
    Lôlà Presqu’île

    Tu vois le topo ?

  2. Les initiés y croiseront peut-être les âmes errantes des soldats de l’armée de Cadoudal dont le chef de ses courriers, le sieur Emery qui repose au cimetière de Locoal.
    Il se remémoreront le souvenir de ces trois jeunes soldats bleus fusillés la peur au ventre à Belz et dont les corps jetés dans la ria sont venus s’échouer sur les rives de Mané Béniguet. C’est une terre paisible aujourd’hui. Il n’en a pas toujours été ainsi.
    Ecoutez bien la chouette hulotte. Elle vous raconte les embuscades, la nuit, dans le bocage, avec les combats au corps à corps le long des chemins creux.

    • Pour voir la chouette hulotte, il faut fermer les yeux, se poster sur le bras de la rivière saint jean, et attendre qu’alors apparaissent les esprits des soldats errants…

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