Pandoro di Verona

Ou comment le bonheur se partage…

Il y a déjà deux ans, Gracianne m’avait très très émue avec son billet, celui là, gardez le dans vos favoris, c’est une perle.

Et j’avais trouvé un pot de terre adéquat, j’avais touché une pâte soyeuse, je n’en ai pas rencontré d’aussi douce depuis, la faute au beurre sans doute, j’avais assisté à la montée spectaculaire dans mon ancien four, remplacé depuis par un modèle dont l’un des critères de sélection était que le plat à Tajine puisse y entrer et le Pandoro y lever…

Et puis, la flemme, le temps et l’impossible moule à dénicher…

Et puis, l’Italie, l’Italienne jumelle, celle qui me laisse toujours des commentaires dans ma "Vie qu’on Aime", bref…Roréa qui avait un blog fut un temps, a trouvé pour moi le moule étoile, celui qui fait rêver, puisqu’il permet de la décrocher du ciel noir pour se poser ici bas.

Il y a une semaine, j’ai refait Il Pandoro.

Au moment où j’écris, deux sont en train de lever.

(Je vous laisse regarder la recette chez Gracianne, c’est tellement bien écrit que je ne modifierai rien.)

C’est que c’est tellement bon, qu’il faut en abuser quand le ciel est gris quitte à marcher deux heures sur les dunes ensuite. Celles de Quiberon, why not?

J’ai commencé ce billet il y a deux semaines…depuis on a tout mangé tu penses!

L’aventure du Pandoro continue, pourtant…

L’autre jour, je suis allée dans une pizzeria particulière, celle d’Alfredo. Alfredo est Sicilien, il est en France depuis assez longtemps pour parler français, mais il continue de garder l’accent qui fait qu’on ne le comprend que si on le pratique depuis longtemps.

Cela faisait 20 ans, pfiou, oui 20 ans que je ne l’avais pas vu. Alfredo pizzaiolo de mon adolescence. Devine, je lui ai montré le Pandoro en photo, je ne savais pas que j’allais le voir sinon, tu penses bien que je lui en aurait fait un rien que pour lui.

Et tu sais quoi, il a eu l’air content, épaté presque:  "toi, tu fais ça dans ton petit four?"

Et puis il a eu l’air d’avoir une idée. Je ne vous en parle pas, pas encore, mais je vais le revoir bientôt Alfredo…et puis, là, il y a la recette qu’il m’a donnée, traduite sur un bout de papier, sans me dire le titre, sans me dire le nom, sans me dire le comment faire, juste les ingrédients.

C’est cuit, ça sent bon, je l’ai pris en photo ce gâteau (oui,  c’est un gâteau) et puis un jour, je te dirai plus, j’espère, mais j’en suis à un stade où je ne veux plus voir les projets échouer, je deviens superstitieuse, je garde le secret…

Je t’ai ouvert l’appétit?

Le Sucré Salé de Savoie

Farçon1

Nous avons une vainqueuse!

Lôlà a trouvé le nom de plat savoyard dont je vous parlais dans mon précédent billet:

Le Farçon!

Bravo Lôlà, Marcus a validé ta bonne réponse! et bravo Gracianne, tu as trouvé le nom des saucisses présentées dessus! je n’en savais pas autant il y a quelques semaines, même si Marcus m’avait déjà fait l’apologie de ce plat donc, absolument pas Rétais, depuis des mois voire plus (oui, en fait ça se compte en années maintenant cette histoire de blog et d’amitié!)

Nous avons donc eu la chance de goûter ce plat typique du Val d’Arly .

Si vous faites des recherches sur internet, quelques autres variantes existent, appétissantes elles aussi! plat qui mijote longtemps, à base de produits de la région, comme les Pormoniers (saucisses à base de viande de porc et de légumes, comme les blettes et les poireaux) et les Diots, saucisses savoyardes.

Farçon

Le Farçon en lui même est le plat à base de pommes de terre râpées et parfumées aux raisins de Smyrne (et/ou pruneaux) et épices (muscade for example miam, j’adore) que l’on fait cuire au bain marie deux petites heures au moins, pendant la course autour de l’île de Ré.

Le moule à cheminée, dans lequel sont tassées les pommes de terre a un nom étrange, la Rabolire. Et on peut aussi le trouver sur internet (là)

Tiens, ça m’a donné envie de vous parler d’un autre plat savoyard ;-)Gâteau de Savoie

Le Gâteau de Savoie! (et non pas Biscuit, puisqu’il ne cuit qu’en une fois)

Jolie histoire, qui explique la forme du moule (que je n’ai pas) avec une cheminée au milieu…

savoie2

La recette, tellement simple!

100 g de farine T55 (ou45)

100 g de fécule de pomme de terre

250 g de sucre

6 oeufs.

Préchauffe ton four, 190°, grille en bas, chaleur statique.

Tu mets ton sucre dans un cul de poule, tu y ajoutes un oeuf entier, puis cinq jaunes et une càs d’eau.(tu mets les blancs dans un autre cul de poule)

Tu blanchis au fouet (électrique ou manuel, tu vois), longuement, ça doit gonfler et devenir mousse un peu.

Tu réserves.

Tu rinces ton (ou tes fouets/batteur) et tu montes les blancs en neige fermes.

Tu tamises la farine et la fécule ensemble.

Tu verses les blancs dans la préparation à base d’oeufs et de sucre et tu mélanges délicatement jusqu’à homogénéisation (ouf).

Puis tu ajoutes la farine/fécule. Et re homogénémachin.

Si tu as la chance d’avoir un vrai moule à gâteau de savoie, tu dois savoir qu’il faut le beurrer dans les règles avant de verser ton appareil. Sinon, comme moi, tu as peut-être un moule en silicone de 20 cm de diamètre, profond. Pas besoin de beurrer alors, hop, tu verses.

Et tu cuits. Entre 30 et 40 mn, pour moi ce fut 35.

Un pique planter in the middle et ressorti sec, le gatal est cuit.

Tu pose sur une volette et tu attends, vraiment, que ce soit froid avant d’ajouter si tu oses, un saupoudrage leger comme un nuage, de sucre glace.

J’ai osé.

Et j’ai mangé un nuage au nuage.

Sans regret. Tout juste si je n’aurais pas mis de confiture dessus. Mais bon, je cours depuis hier, alors…

Gâteau de Savoie1

Pane al Cioccolato et Île de Ré automnale…

île de ré1

Comment dire…occupée je suis, occupée je serai…difficile de tout faire, les journées sont trop courtes, et le soleil qui se couche de plus en  plus tôt.

Néanmoins, pour une deuxième escapade en duo plutôt qu’en quintet, nous avons eu le bonheur de visiter nos amis Rétais, ceux là même qui sévissent sur un blog fameux, celui du Président Marcus...(enfin, madame ne signe pas, mais…)

Accueillis sous les trombes d’eau avec autant de gentillesse et de simplicité que de gouttes sur mon parapluie, comme en famille en somme (quand elle s’entend bien) nous avons été guidés entre les venelles de La flotte (ben oui, quand il pleut!), de Saint Martin de Ré, franchi les portes de quelques églises et mêmes celles dont il ne reste que les murs…nous avons tenté le coucher de soleil et son lever, nous avons ri beaucoup et discuté, il se trouve que bavard il est mais ses filles aussi, à notre grand bonheur…j’en ai eu mal aux joues deux jours, autant qu’aux jambes à mon retour.

(tiens, deux albums photo, tu cliques dessus et tu choisis diaporama, si tu veux…)

Ile de Ré…
La Rochelle by night et l’Île de Ré au petit matin

Notre guide émérite ayant été alpiniste dans une vie antérieure a tenté de nous semer sur le plat de l’île, avant de nous faire goûter un des siens, favorable au climat automnal, mais pas rétais pour un sou, je vous en dirait plus un jour…ah non, tiens, il se pourrait que je vous vous ">fasse deviner! avec une photo, ça vous tente?

île de ré

Non, sans rire, ce séjour, trop court, fut un vrai dépaysement, nous trouvons que nous avons de la chance, il se pourrait encore que nous retentions l’escapade, figurez vous que le chiffre 5 ne leur fait pas peur, ah ah ah!

Avant la photo du plat mystère, une chtite recette quand même, après tout il faut aussi apprendre…

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Pane al Cioccolato, le pain avec du chocolat dedans…(extraite de "Pains du monde à faire soi même" des éditions De Borée, Christine Ingram et Jennie Shapter)

350g de farine T65/ 20g de poudre de cacao/ 2.5g de sel/ 25g de sucre en poudre/ 15g de levure fraîche/ 250g d’eau tiède/ 25g de beurre pommade/ 75g de chocolat noir pâtissier coupé en petits morceaux/ beurre fondu pour badigeonner.

J’ai utilisé une plaque de moules à muffins (12) en silicone noir.

Dans le cul de poule, verser la farine, le cacao le sucre, le sel. Tu mélanges et tu fais le puits au milieu.

Délayer la levure dans 60 g d’eau d’eau ">puis verser cette pâte et le reste d’eau dans le puits. Mélanger à la main jusqu’à obtenir une pâte.

tableau4

Incorporer le beurre et pétrir sur le plan de travail pour avoir un pâton lisse et élastique.

Recouvrir d’un film alimentaire et laisser lever à température ambiante tiède jusqu’à doubler de volume.

Former 12 petits pâtons (bouler, pas facile, ça colle) et y enfouir des pépites de chocolat.

Laisser reposer 45 mn .

Préchauffer le four à 220, faire cuire 5 mn, puis descendre à 190 et laisser un quart d’heure…

Beurrer la surface au beurre fondu (j’ai zappé ;-/) et laisser refroidir…

Tiède c’est très bon et dedans le chocolat est fondu c’est trop miam!

C’est normal, c’est Italien no?

tableau3

Et hop!

La photo mystère…mais qu’est ce donc?

Un indice: si vous cherchez bien, vous trouverez la solution sur le blog de mon ami Marcus

Un deuxième: ce plat est Montagnard et de fait ne peut pas être Rétais :-)

devinette

Je ne connaissais pas, mais c’est normal, il faut plusieurs heures de cuisson…et avoir faim. Mais ça c’est pas dur avec un guide comme Marcus, qui marche à la vitesse de la lumière…

Arrivederci!

Menthe, Menthe, Menthe MENTHE! VIIIIIIITE!


Se prendre une place sur le podium, c’est une responsabilité figurez vous.

Faut pas être en retard… ben c’est raté (enfin, reste 7 jours).
Faut dire merci…ben c’est raté aussi (très discrètement).
Enfin, pas rapide la fille.
Et pourtant, très contente. Très ravie. Très fière aussi.
Du coup, sachez mesdames, messieurs, que je ferai partie du jury ultra sélectif du prochain challenge; à savoir The Menthe.
Non, pas Thé à la menthe, mais The Menthe, la seule, l’unique.
Là, je suis sensée vous mettre la bannière concoctée par nos zamies Nawal et Dumè , sauf que je ne suis pas sur mon ordi habituel, j’en ai un là, faut taper comme une brute dessus, un clavier d’homme quoi, même si nous sommes d’accord pour dire que nos Hommes ne sont pas des brutes… mais bon, faut insister quand même et en plus le copié collé reste un mystère avec ce clavier à la Pomme.
Donc ALLEZ LIRE là et ici de quoi ça cause ce mois ci (oui, nous sommes le 23, je vous dit, pas pressée la fille). Elles ont même, oui, même, créé un groupe FB! qui ne s’inscrit pas est…non, rien. Et puis, je dirais aussi que Izzo j’adore ce qu’il écrivait. J’avais lu sa trilogie marseillaise et je ne m’étonne pas de ce texte mentholé et parfumé qu’il nous livre.

Ah mais si, j’ai fait une photo quand même, je me suis même déplacée de mon fauteuil ou je m’étais posée, genre plante verte, à un apéro chez des amis pour aller leur piquer une feuille au soleil couchant, parce que leur menthe à eux est volubile, verte et très belle.

La menthe, c’est comme ça, piquant et parfumé, envoûtant sans aucun doute.
Du coup, j’ai même trouvé une recette toute douce, parfumée, colorée, facile, et exotique, vu que l’été est là et bien là.
Tajine de patates douces, de carottes et de pruneaux (et à la menthe aussi)
du livre coloré et documenté de Ghilie Basan "Cuisine marocaine, traditions ancestrales et cuisine d’aujourd’hui".

Pour 4 à 6 personnes, il te faut:

1 kg de patates douces (ou d’ignames, mais je n’en ai pas ici) épluchées et coupées en morceaux/ 2 ou 3 crottes coupées en morceaux/ 150 g de pruneaux dénoyautés/ 3 càs d’huile d’Olive et un peu de beurre/ 25 à 30 petits oignons épluchés (j’ai mis 15 oignons blancs et des échalotes)/ 1 càc de cannelle en poudre/ 1/2 càc de gingembre en poudre/ 2 càc de miel liquide/ 450 ml de bouillon de légumes/ qq feuilles de coriandre fraîche hachées/ qq feuilles de menthe finement hachées aussi./ sel et poivre du moulin
Préchauffes ton four à 200°C.
Dans un wok (si tu peux transvaser ensuite dans un plat à tajine) ou dans une cocotte allant au four, tu fais mets l’huile et le beurre puis tu fais fondre les oignons. Tu en retires la moitié que tu mets de côté.
Ajoutes les patates douces et les carottes et fais dorer.
En remuant tu ajoutes les pruneaux, la cannelle, le gingembre et le miel, puis tu verses le bouillon.
Là, tu transvases dans ta tajine puis au four ou bien tu mets ta cocotte couverte au four, et tu cuis 45 mn environ.
Enfin, tu ajoutes le reste des oignons et tu ré enfournes 10 mn.
Tu saupoudres des herbes aromatiques et tu sers aussitôt.
A vrai dire, les miens, ignares, n’ont pas vu tout de suite les patates douces…ont cru que c’était des carottes…
La prochaine fois je fais venir des ignames de La Réunion, et mes ignares le seront moins.
ALLEZ, ZOU A VOS APN!

CARI CAMARON BRETON

Voui, ma p’tite dame, j’ose!

Le Breton, c’est bien connu est voyageur…de là à s’octroyer des recettes, il n’y a qu’un plat que voilà!

Le Cari Camaron Breton, c’est tout bon!

Et facile.(pour 6)

Il te faut dans ta cambuse, de quoi cuire des crevettes. Ne m’accuse pas d’assassiner ces petites bêtes, elles sont belles quand elles sont roses, elles sont roses quand elles sont cuites…pas d’état d’âme. Sinon, tu les achètes déjà cuites…

Il te faut un bouquin de recettes réunionnaises, tant qu’à copier, le faire bien.(moi, je l’ai acheté là-bas, nanananana euh..)

Et chercher tes tomates (5 ou 6), ton thym (plein), ton safran pays, que si tu m’as déjà lue, tu sais que c’est du Curcuma (1càc).

En plus, tu mets de l’ail (2 gousses) et des oignons (3 ou 4). C’est de rigueur. Et de saison.

Tes crevettes cuites (500 g), tu les décortiques. C’est pas dur, c’est long. Mais, de toute façon, si tu as des enfants, ce sera encore plus long si tu le fais au moment du repas. Tu réserves, en couvrant.

Tu fait suer tes oignons, ils n’en souffriront pas, moins que toi qui a pleuré à les émincer. Tu piles ton ail avec ton curcuma, tu l’ajoutes à tes oignons.

Ca sent bon. C’est pas grave.

Tes tomates, tu les a mondées (enlève la peau quoi!) et épépinées. Si, c’est meilleur.

En plus, tu testes la lame de ton couteau en les coupant en quartiers.Ou en cubes.

(là, c’est pas cuit, encore)

Enfin, tu coupes.

Devines…

Oui, gagné, tu les fait glisser dans ton plat où mijotent déjà les oignons et épices.

Et puis tu ajoutes enfin les crevettes. Tu saupoudre de thym. Tu couvres ta sauteuse, ta cocotte, et tu mets à feu doux une vingtaine de minutes, soit le temps de mettre l’eau à chauffer pour le riz qui accompagne, de mettre la table, laver les mains des enfants, mettre le riz dans l’eau qui bout, et te rappeler qu’avec du grain, c’est bien aussi.

Hop, une boite de haricots rouges à réchauffer 2 minutes, ni vu ni connu.

Vla. C’est pas compliqué tout de même. Et c’est bon. Tellement qu’on en oublie de faire une photo. In extremis, tu piques la dernière crevette dans l’assiette du voisin, tu chopes ton bridge et tu cliques.

Scoop, j’ai presque trouvé le nom que je donnerai à la chambre d’hôtes…à défaut de photos…

Osso Bucco à la "MoA-Je"…

Le MoA-Je est un pays bien particulier, se trouve en Bretagne, pas loin de mon Réfrigérateur. Parfois, il se situe dans ma tête, et souvent, vous en avez un exemple d’autochtone. C’est un pays du n’importe quoi, de tout, de rien, un peu court parfois, trop long souvent.

Grand-Chef a une tribu. Des aficionados (je ne sais même pas si l’orthographe est bonne) qui se jettent régulièrement sur ses billets terriblement pleins d’humour, terriblement réalistes, génialement pédagogiques. Genre prof quoi.

Parfois, il lance des questions genre: "dis-moi, quel aliment t’aime pas du tout ? (oui, on se tutoie au pays du MoA-Je, sinon, on ne serait pas égaux.)

Et là, paf, c’est tombé chez moi. Et du coup, polie, moi je répond: "la viande crue, le visqueux, et le paracétamol effervescent, mais, tu vas me dire, ça se mange . Et t’auras raison, alors pourquoi c’est qu’on en boit? Eh bin voilà, je n’aime pas plein de choses, mais je suis influençable au point de pouvoir changer d’avis sur mon lit de mort…"

Osso Buco du MoA-Je, celui qu’on fait avec c’qu’on a.

1kg de jarret de veau (osso buco) soit environ huit os avec viande autour./ 2 carottes en rondelles/ 2 gros oignons émincés/ 2 gousses d’ail écrasées/ farine/ 2 càs d’huile d’olive/ 1 boite de tomates en conserve (ou 400 g de tomates bien mûres si c’est le plein été, n’est-ce pas?)/ 1/2 verre de vin rouge/ 1 verre d’eau/ 2 càc de basilic frais ciselé/ 1 càc de thym frais itou/ une feuille de laurier.

Et puis GC continue avec ça: "Mais alors, qu’est ce que tu aimes bien, tiens je t’aide, dis m’en trois"

Pfff, trop facile: le chocolat, le café, le gingembre, le citron vert, la mangue fraîche mûre juteuse, les framboises fraîches mûres juteuses, les pêches, les letchis, l’ananas Victoria le seul l’unique, le goût du sel de mer sur la bouche juste après une baignade dans l’eau glacée euh non, fraîche. Ah tien, j’ai perdu, j’ai dépassé le compte.

Alors, tu fais chauffer un morceau de beurre (30 g) dans une poêle, tu y fais revenir les carottes, oignons et ail. Pendant ce temps là, tu mets un peu de farine dans une assiette, tu recouvres d’icelle les morceaux de viande, partout, comme la crème solaire.

Tes carottes sont revenues, tu les poses dans un plat aimant la chaleur du four (moi, plat à tajine)

Tu mets un peu d’huile dans la poêle avec un peu de beurre et tu dores sur toutes les faces, la viande. hem. Comme toi au soleil.

Et si GC ose me demander quelle est ma recette favorite… oui? en fait, je ne sais pas. Souvent je ne parviens pas à dissocier un bon moment d’avec un bon plat. C’est l’accord parfait. Ou un souvenir. En tout état de cause, j’adore toujours et à chaque fois le sucré salé…comme un bon tajine. Celui au poulet, que je n’ai jamais mis car jamais je n’ai pu en mettre de photos…mais les gâteaux…si ça se trouve, je la mangerai demain ma recette favorite.

Une fois que tu as bien doré ta viande, tu l’ajoutes au plat qui va au four.

Tu reprends ta poêle, tu ôtes la graisse, tu vides la boite de tomates avec le jus, le vin, l’eau, le thym, le basilic et le laurier. Tu fais bouillir. Puis tu verses la sauce sur le plat de viande, tu couvres et fais cuire 1h 30 à 180°.

Et puis tu sers avec du risotto par exemple. Ou du riz.

Tout ça pour rappeler que Grand chef est aussi un traître à Pouldreuzic…il va au pays de l’osso Buco cette année, pfff, bourgeois. (tu me donneras les adresses, moi je, vise Firenze, rêve inaccessible)

Et pour te remercier de ce voyage exotique au pays du MoA-Je, je te livre gratuitement, comme un service public, le nom de ma boisson favorite: "Hospices de Beaunes" en first, "Coteau du Layon", "Mumm" si c’est pour les riches, en der. Mais rien ne vaut une lampée de cidre fermier frais sur la plage un soir de fin d’été.

Le plat que je rêve de réaliser? une forêt noire, sans cerises, et sans crème pâtissière, ou un plat esthétiquement parfait, où rien ne déborde, où règnent l’ordre et l’esthétique moderne comme une maison Le Corbusier…un truc parfait. Avec, juste la pointe de fantaisie qui donnerait de l’âme au reste. Le cheveu sur la soupe. Le Mermet sur Inter.

Mon meilleur souvenir culinaire? aïe. J’ai bien peur qu’il soit olfactif.

Un jour, un matin devrais-je dire puisque j’étais encore au lit, mais bon, j’étais encore étudiante et pas encore "parent", j’ai reçu un "colipays" surprise, inattendu..l’homme me l’a apporté, j’ignorais de quoi il s’agissait…l’expéditeur, c’était Amélie (Amélie je te fais de gros bisous, tu lui diras hein, Nathalie?). Amélie, elle s’entendait comme larron en foire avec ma Mamie à 10 000 km de distance en s’étant vues une fois, quand Amélie nous avait accompagnés en Bretagne. C’est un peu la mamie de ma petite soeur…elle est de la famille. Enfin bref. J’ouvre le carton, avec des ciseaux, fébrilement, et je découvre le blanc polystyrène. Qui s’ouvre tellement vite d’un geste avec son couvercle, que soudainement me sautent au visage, au nez, toutes les odeurs mélangées, confinées, et pourtant fraîches des fruits de La Réunion.

En premier, l’ananas, puis la mangue…les letchis dodus et juteux…j’en ai pleuré. Et c’est un des plus beaux cadeaux que j’aie reçu.

Voilà. Fallait le temps, pas vrai?

Je sollicite toutes les personnes qui le souhaitent, pour ce questionnaire sympathique et revigorant pour celle ou celui qui l’écrit…ébouriffant pour celui ou celle qui le lit…Koikess pour le blogueur non averti, enfin bref, innocent pas méchant, sans but lucratif, et GC ne m’a pas versé un centime. D’ailleurs…

FLACHSWICKEL…(Tresses sucrées)


Le livre de recettes internationales du KA est riche en plats, desserts et viennoiseries, que des choses que j’aime et en plus, il y a une "Brioche express" et en plus c’est une recette d’Allemagne…Et c’est ce qu’il me fallait pour aller à l’apéro auquel nous étions invités l’autre soir. Et je dis soir, alors qu’il faisait jour, oui, il paraît que c’est l’été. Ben, ce soir là, à l’heure où toute la France avait chaud, nous à l’ouest, on était en manteau de pluie.
C’est Heidrun qui nous recevait et son mari, mais je ne dis pas son nom, parce qu’il va se reconnaître sinon, tandis que je suis sûre de ne pas être lue en Allemagne…

Les Petites Brioches d’Heidrun, pour la consoler du temps Breizh…

Express disais-je (moins depuis que vous commencez à lire ce billet interminable) parce que contrairement à toutes celles (oui, au pluriel) que j’ai faites, les temps de Pointage (repos un) et d’Apprêt (repos deux…t’as vu, la classe, hein?), sont COURTS.
Tu ne me crois pas? 15 mn de préparation, 1h de levée en tout et 20 mn de cuisson…qui dit mieux?
Il faut:

150 g de beurre/ 200 ml de lait/ 500 g de farine T55 (moi j’avais de la T45 et T65, j’ai fais "moite moite"/ 1 sachet de levure de boulanger, 7 g disent-ils…moi, mon sachet fait 14 g, donc 2 càc de levure instantanée / 2 càs de sucre en poudre (roux pour moi)/ 2 oeufs/ 1 pincée de sel (pas moi, car beurre demi sel)/ et pour après 2 càs de sucre glace.

Dans une casserole, tu fais fondre le beurre avec le lait sur feu doux (ça doit être tiède car la levure n’aime pas le brûlant) . Si tu as la chance d’avoir un robot, tu mets ce liquide dans le bol, puis tu ajoutes la farine, la levure, le sucre, les oeufs (et le sel, si tu n’es pas breton de sol). Tu mets le crochet du Capitaine (ceux qui n’ont pas d’enfants ne comprennent pas, c’est normal) et tu pétris vitesse 4 pendant 3 mn.

Si tu n’as pas de robot, mais un batteur, tu prends les crochets à pâtes, ceux qui ne te servent jamais, et tu mets les ingrédients dans un bol à hauts bords. Tu t’assois, et tu mélanges pour former une pâte homogène.

Dans les deux cas, c’est mou, c’est normal.

Dans les deux cas, tu couvres d’un torchon propre, et tu vaques à tes occupations genre préparer le goûter, mettre une lessive à sécher, téléphoner à ta mère qui n’est pas là, mais c’est pas grave tu pourras dire que tu l’as fait, ou à ta meilleure copine, ce sera encore meilleur pour la brioche car ça risque de dépasser les 30 minutes de pause.

Bon, t’as fini tes trucs, tu te relaves les mains, tu les sèches bien et tu sors ton pâton du bol.

C’est étonnant de facilité. Tu crois que ça va coller, mais non (y a tellement de beurre que ça ne colle pas)
Tu prends un coupe pâte (alors ça, c’est pas cher, et pour qui fait du pain c’est achment pratique) ou alors t’en as pas alors un couteau sans dents et le plus large possible pour ne faire qu’une coupe à la fois, bref, et tu divises ton pâton en 24 morceaux de taille identique. Ça c’est la partie qui me faisait peur avant, mais maintenant ça va, je vire tous les éléments perturbateurs de la pièce et je coupe en deux puis en quatre..oups!

Roule chaque morceaux en boudins (il n’y a pas besoin de fariner le Plan de travail ou très très peu) d’environ 15 à 20 cm.
Et avec trois boudins dodus, tu tresses. Tu les roule aussi dans le sucre glace.

HUIT tresses ça doit faire, sinon, tu sais pas compter.
Laisse reposer tout ça fini sur ta plaque de cuisson, pendant encore un coup de fil de 30 mn, 10 mn avant la fin des trente, tu préchauffes ton four à 160°

Et hop, enfourne 20 mn.

Tiens, je vais en refaire.