Le ministre rencontre les ostréiculteurs

 

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Au chantier de Pierre-Fernand Guyomard on préparait aujourd’hui la venue du ministre de la pêche et de l’agriculture, pour une rencontre avec les ostréiculteurs qui avaient quelques doléances à présenter.

Pourquoi, comment ?

L’échouage du cargo Bremen sur les côtes d’Erdeven a entraîné une pollution immédiate mais limitée des côtes de la ria, dont fait partie Locoal-Mendon. Par mesure de précaution, la majorité des ostréiculteurs avait, la veille de la tempête, levé des huîtres pour les mettre en bassins insubmersibles dont l’eau avait été changée. Procédure courante dans le cadre d’une météo violente, pour éviter la dispersion des huîtres. Vendredi matin on constatait une pollution de visu jusque St Cado. Des analyses ont été faites par Ifremer dont les résultats sont parvenus aux ostréiculteurs le dimanche en journée, avec une distinction entre l’amont et l’aval de la ria. Les analyses sont bonnes pour l’amont de la ria.

Les doléances des ostréiculteurs :

Devant le ministre, Jean-Noël Yvon, ostréiculteur traditionnel à Listrec et vice-président du syndicat des ostréiculteurs, aux côtés de Jean Mahéo, son président, a présenté les doléances rédigées suite à cette catastrophe. « Il est indispensable qu’il y ait un accompagnement des services de l’Etat pour le montage des dossiers d’indemnités » demandent les ostréiculteurs, qui veulent rester indépendants des assureurs de l’armateur. De même une avance de sortie de crise pour le réensemencement des exploitations en vue de leur pérennité. Au vu des résultats des analyses qui démontrent une différence entre l’amont et l’aval de la ria, « aujourd’hui une segmentation a été mise en place d’office, pourquoi ne pas finaliser tout de suite cette segmentation que nous demandons depuis deux ans ? » demande Jean-Noël Yvon.

Les réponses du ministre :

Bruno Le Maire souhaite « qu’aucune exploitation ostréicole de la ria ne soit mise en difficulté financière en raison de cette catastrophe environnementale » et ajoute « l’armateur doit payer ».

Invité à déguster les huîtres de la ria, le ministre a répété « je ne voudrais pas que les ostréiculteurs soient injustement touchés par les conséquences de cette pollution, je voudrais que le consommateur français sache que ces huîtres sont comestibles et même excellentes !»

Et comme vous le verrez partout, le ministre a dégusté une douzaine d’huîtres (il doit aimer ça)

Mais les ostréiculteurs aussi (ici, le vice-président du syndicat ostréicole Jean-Noël Yvon et le président Jean Mahéo)

PS : ce ne sont pas les photos de l’AFP mais les miennes, et mon article…au cas où il y aurait des erreurs…