La Fournaise en petite bouchées, merci Murielle…

Inoffensifs comme des bonbons, ronds comme des ballons, bronzés comme l’été, brûlants comme un volcan

Bonbons Piment, du feu assurément!

Voilà qu’un jour dans ma boite aux lettres m’attendait un curieux colis: des Pois du Cap!

Non, non, pas des haricots blancs tout bêtes, des pois d’origine Malgaches et utilisés à La Réunion, vous commenciez à vous en douter!

Ceux là, je ne les trouve pas près de chez moi. Et Murielle le savait.

Grâce à elle, me sont revenus en mémoire les goûts et les odeurs d’un morceau de mon enfance: le bonbon piment acheté à Lépiné dans la cour de l’école, sous l’escalier qui menait aux classes des cinquièmes.

Loin de tout distributeur automatique, il avait sa petite échoppe et le créole à couper au couteau, dont j’ai oublié beaucoup de mots.

La recette aussi est de Murielle, avec mes adaptations parce que je n’avais pas de coriandre fraîche, ni de piments zoiseaux frais non plus. C’est pourquoi il n’y a pas les points de couleurs verts et rouges que vous devez voir habituellement dans ce bonbon là.

La seule difficulté est donc de trouver des Pois du Cap, et je vous assure que leur goût est incomparable…

Il vous faut:
500 g de pois du Cap
½ bouquet d’oignons verts
1 càc de curcuma
1 càc de cumin

1 ½ càc de sel
6 piments zoiseaux (séchés ici)
6 càs d’huile
1 branche de coriandre (j’ai mis une càc de coriandre pilée)
Sel
Poivre
Huile pour frire


La veille, faire tremper les pois dans un saladier rempli d’eau, avec un niveau très au dessus des pois, toute une nuit.

Le lendemain, retirer la peau qui s’en va très facilement.(Si ce n’est pas le cas, jeter ceux dont la peau ne s’en va pas)

Piler les piments et le sel (avec la coriandre en grains pour moi)
Émincer les oignons verts.

Mixer les pois puis ajouter le curcuma, l’oignon vert, l’huile, la coriandre, le cumin et le mélange piment-sel.
C’est cette étape de mixage qui m’a pris le plus de temps: mon blender a failli rendre l’âme!
Façonner des boulettes dans le creux de la paume et avec le tube d’un bic former un creux.
La texture de cette purée est étonnamment légère, et très facile à manipuler.
Mettre de l’huile à chauffer dans une poêle et faire cuire à feu moyen pour obtenir cette belle couleur de pain d’épices..
Égoutter sur du papier absorbant puis servir.

Déguster tiède ou froid, en amuse bouche avant le rougail, ou dans la journée quand un creux vous tenaille…le feu du volcan vous rassasie un moment, vous impressionne fortement, ne s’apaise qu’avec le temps…et encore!